2016-11-30

De l'ouverture et de la tolérance en Israël, selon Samy Cohen

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Le 3 novembre dernier, le chercheur fondateur de l'IRIS Pascal Boniface, consacrait dans son blog, hébergé par Médiapart, un entretien à Samy Cohen suite à la sortie de son livre Israël et ses colombes. Samy Cohen est Directeur de recherche émérite à CERI- Sciences Po, et spécialiste des questions de politique étrangère et de défense, comme nous le mentionne l'article.

Il y aurait fort à dire sur les positions de Pascal Boniface et sur celles de Samy Cohen. Il y aurait fort à dire sur cet article et sur l'emploi de termes contestables, subjectifs, qui révèlent une certaine conception du monde et du conflit. Il y aurait tant à dire qu'il faudrait des heures et plusieurs articles trop longs pour être exhaustif. Nous nous limiterons à un propos en particulier. Le problème n'est pas tant que l'un comme l'autre aient des positions, tranchées ou non, et qu'ils les expriment ici ou là, mais plutôt qu'ils utilisent, tantôt sciemment tantôt sans s'en rendre compte, leurs positions de chercheurs pour recouvrir leurs propos du sceau de l'objectivité du chercheur. Le problème n'est pas tant dans les positions qu'ils expriment ou les analyses qu'ils font, mais surtout dans les termes qu'ils emploient. termes dont la plupart sont erronés et induisent le lecteur en erreur, ou à ne pas comprendre les ressorts du conflit (Voir à titre d'exemple l'un des articles de David Belhassen à ce propos : Pour en finir avec le terme "Palestine"). Samy Cohen est un chercheur respecté et respectable, au service de la recherche et d'une institution indépendante qu'il n'est pas question de remettre en cause ici. Ce n'est pas non plus le propos de cet article que de contester l'ensemble de son travail, ou de son livre, bien qu'il faudrait y consacrer une longue critique.

Samy Cohen
Mais on peut s'étonner néanmoins de lire sous sa plume dès le premier paragraphe : "les colombes israéliennes constituent la preuve vivante et « gênante » de l’existence d’un « autre Israël », plus ouvert et tolérant que celui qui gouverne sans perspectives autres que la poursuite du statu quo." 
Mettons de côté l'emploi du terme établi par convention - et très contestable encore une fois - de "colombes" pour décrire les Israéliens qui sont toujours prêts à plus de renoncements dans leurs conflits avec leurs voisins arabistes (nous renvoyons pour ce dernier terme aux publications de recherches sur la sémantique du conflit en question, par exemple ici voire ici), mettons de côté également le fond du propos de Samy Cohen sur la "preuve vivante et "gênante"" de ces "colombes" démontrant l'existence d'un "autre Israël", là aussi il y aurait fort à dire sur cette conception fort contestable, même si répandue, qui émane d'une certaine façon d'appréhender le conflit proche-oriental voire le monde. Mettons de côté encore le fond de ses propos sur les termes "sans perspectives autres que la poursuite du statu quo", des propos qui sont sans doute dus à la volonté de ne pas s'étendre sur des pages et qui n'exposent là encore qu'une vision à court terme. Laissons donc tout cela de côté car il serait trop long de s'arrêter sur chaque mot. Même si c'est pourtant malheureusement ce qu'il faudrait faire si l'on voulait commencer à rétablir un peu de justice dans le traitement du conflit.

Attardons-nous donc uniquement, pour quelques instants seulement, sur les mots "plus ouvert et tolérant que celui qui gouverne". 
Sur quoi se fonde en effet Samy Cohen pour estimer de façon aussi radicale, tranchée, affirmative, que le gouvernement israélien actuel est moins "ouvert et tolérant" qu'un autre ? Moins "ouvert et tolérant" que ces "colombes" ? Que la gauche israélienne qui n'est plus au pouvoir et qui n'a plus depuis longtemps la confiance de la majorité des Israéliens ? Moins "ouvert et tolérant" que ces "colombes" dont nous parle l'entretien avec Boniface et le livre de Samy Cohen ? En quoi, oui, ces gens-là, de "droite" selon les termes en vigueur couramment, ceux qui gouvernent actuellement en Israël, sont moins "ouvert[s] et tolérant[s]" ? Comment Samy Cohen définit-il en l'espèce l'ouverture et la tolérance ? Sur la base de quoi se permet-il, alors qu'il présente un livre de recherches, censé être académique, de donner des points d'ouverture et de tolérance aux uns et pas aux autres ?

Samy Cohen aura bien du mal à le démontrer sans révéler son parti pris pour cette "gauche" des "colombes", sans révéler sa conception extrêmement partiale voire partielle, pour ne pas dire fausse et erronée, du conflit sionisto-arabiste au Proche-Orient. Cette conception émane encore de cette idée que la "gauche" est le "camp du Bien", et le "camp de la paix" en Israël ... toutes ces auto-dénominations qui font d'eux les bons tout en renvoyant ceux qui ne sont pas avec eux, comme eux, par opposition, dans le ... "camp du Mal" et le "Camp de la guerre". Bref le camp des intolérants et des fermés sur eux-mêmes, de ceux qui ne sont pas "ouverts". 

En vérité c'est bien souvent parce que de nombreux chercheurs, journalistes, penseurs ou simples personnes ont cette conception de l'esprit - cette conception étroite et exclusive, sectaire - qu'ils peineront à comprendre véritablement les problèmes qui se posent aujourd'hui au monde en général et au Proche-Orient en particulier. Et c'est parce qu'ils ont ces préjugés (des préjugés oui, terme qu'on attribune généralement à ceux qui justement ne sont pas très "ouverts" et "tolérants") qu'ils perdent, aux yeux de plus en plus de monde, toute crédibilité scientifique. Renvoyant leur travail, même parfois sérieux et rigoureux sur d'autres points, à une analyse partiale et orientée de plus. Non pas que la conception de la "gauche" et de la "droite", de la "tolérance" et de l' "ouverture" n'aient aucune racine et justification historiques, mais il est temps de se rendre compte que le monde a changé, de réaliser que les mots décrivant une situation il y a deux siècles, ne désignent plus du tout la même réalité. Il est temps de se rendre compte que l' "ouverture" et la "tolérance" ne sont plus, depuis longtemps, l'apanage de la "gauche", des "colombes" et autres dénominatifs mélioratifs qu'ils se sont auto-attribués. Et que non seulement ils n'en sont plus l'apanage, mais bien souvent, très souvent peut-être, l'ouverture et la tolérance ont carrément changé de camp. Si tant est qu'on puisse vraiment parler de "camp"...

Méïr Ronen - Francis-info
30 novembre 2016
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2016-11-21

Primaires ouvertes : un déni d'idées, un déni de démocratie

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Fillon, Juppé et NKM s'en sont réjouis, ils ont qualifié la "Primaire ouverte" de victoire pour la démocratie. Vraiment ? N'est-ce pas plutôt le contraire ?

Imaginons à présent qu'un parti comme le FN s'amuse au petit jeu des "Primaires ouvertes" Primaires qui consistent à permettre à tous les citoyens - et non pas seulement les adhérents du parti - de voter pour le candidat d'un parti, s'ils le souhaitent, via une contribution symbolique - de 2€ dans le cas des primaires des républicains. Un candidat du FN se présenterait alors contre Marine Le Pen. Imaginons que ce candidat cherche à élargir ce parti au point de lui faire perdre sa consistance, ses idées, son programme, sa raison d'être. Imaginons encore que ce candidat ne soit rien d'autre qu'un intrus, une personne qui n'adhère pas aux idées du parti mais qui ait fait de l'entrisme, qu'il ait intégré le parti pour le noyauter de l'intérieur. 
On verrait alors, dans notre exemple, des millions de personnes se déplacer aux élections du FN, comme un remake en avance de l'élection présidentielle, pour éliminer le candidat favori des militants du parti, de façon à éviter sa présence aux élections, et donc éviter qu'il gagne, afin de le remplacer par un candidat fantoche, dont le but n'aurait été que de faire éliminer le premier. Ce qui reviendrait à éliminer de l'élection réelle, des idées que personne d'autre n'avance. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises.

Cette pratique de l'entrisme, connue en politique, en particulier au temps de la guerre froide, et particulièrement mise en œuvre par les groupuscules marxistes (on se souvient de Lionel Jospin, ancien trotskyste, soupçonné d'avoir fait de l'entrisme au parti socialiste), retrouverait alors une seconde jeunesse. Car elle deviendrait beaucoup plus efficiente grâce aux primaires ouvertes.

En effet, trouve-t-on normal qu'environ 10 à 15% de gens qui se sont déclarés "de gauche" (peut-être plus de non déclarés), soient aller voter pour élire le leader d'un parti dont ils ne partagent pas les valeurs et idées ? Trouve-t-on normal que des personnes se percevant comme "de gauche" se soient volontairement déplacées, sans même le cacher, pour voter Juppé afin d'éliminer Sarkozy, qu'ils ne peuvent vraiment pas supporter ? Trouve-t-on normal que les idées de Sarkozy, celles qu'il entend défendre, et qui sont éloignées de celles de Fillon et Juppé, ne soient plus ou peu, ou en tout cas moins défendues par les Républicains, non pas parce qu'elles sont minoritaires dans le parti mais parce que des centaines de milliers de gens qui n'appartiennent pas au parti n'ont pas envie de les entendre ? N'ont pas envie de les voir gagner ? Trouve-t-on normal que des personnes extérieures au parti viennent voter pour celui qui, de leur point de vue extérieur au parti, est le 'moins pire'? Le plus proche d'eux ? Voire pour le plus mauvais ? Afin, surtout, de réduire les chances de victoire de l'autre parti ou de ne pas voir au pouvoir un candidat dont ils ne voudraient vraiment pas, quand bien même ils perdraient à l'élection présidentielle ? Où est la démocratie dans le fait d'empêcher les autres, s'ils gagnent, de tenter de changer les choses, parce que ce changement ne nous plaît pas ?
Où est la démocratie là-dedans ?

Dimanche soir, on a peu - voire pas - entendu les commentateurs dénoncer ce mode de désignation de candidat. Ces derniers sont peut-être trop aveuglés par l'idéologie dominante qui y voit une "preuve d'ouverture et de démocratie".
Où est la démocratie dans le fait de torpiller la candidature d'un ou plusieurs candidats d'un parti auquel on n'appartient pas, on n'adhère pas ? Où est l'ouverture lorsque des gens "de gauche" s'incrustent dans le parti des autres afin d'éliminer celui qu'ils ne veulent surtout pas voir, qu'ils ne veulent pas avoir comme adversaire, celui dont ils détestent les idées ? Où est l'ouverture ? Où est la démocratie ?

C'est au contraire un refus d'entendre et de voir se développer certaines idées, pour le simple motif que ce ne sont pas les siennes, qu'on ne les apprécie pas. C'est au contraire un acte foncièrement anti-démocratique.
Il serait temps de le reconnaître et de l'affirmer : la primaire ouverte est une idiotie anti-démocratique, qui vient brouiller les cartes d'un parti, qui sème la confusion et qui porte le simple citoyen - dont on ne sait s'il est même "sympathisant" - au même niveau que l'adhérent, qui s'est engagé dans le parti et adhère à ses valeurs. La "primaire ouverte" est un nouvel exemple de confusion des valeurs et le fait qu'elle soit tant mise en avant comme une preuve "d'ouverture et de démocratie", alors que c'est tout le contraire, montre bien à quel point il existe une perte des valeurs et une perte du sens des choses.

Méïr Ronen - Francis-info
21 novembre 2016
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Nathalie Kosciusko-Morizet était-elle bourrée hier soir ?

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La soirée électorale fut étonnante et riche dimanche soir, le 20 novembre 2016.


Fillon en tête avec plus de 40%, Juppé second, loin derrière avec environ 28% et surtout, Nicolas Sarkozy, autour de 20%, battu, loin derrière, qui cette fois devrait définitivement se retirer de la politique. On dira ce qu'on veut sur cet homme deux fois défait, semble-t-il très détesté par de nombreux Français, mais il aura eu au moins le sens de l'honneur, dans ses deux discours de sortie, en 2012 après sa défaite face à François Hollande, et le 20 novembre 2016, qui aura été son "21 avril" à lui, éliminé au premier tour de la primaire des Républicains.

Mais la soirée n'aurait pas été si amusante sans Nathalie Kosciusko-Morizet et son fameux discours de soirée. Celle qui n'a rien de présidentiable, pas même vraiment de quoi faire une ministre, semblait tout heureuse de terminer 4e de la soirée. Avec le formidable score de ... 3%. Ce qui l'a rendu très heureuse. Comme quoi Jean-François Copé, qui certes amuse pas mal aussi lorsqu'il parle de Meaux à tout vent - la ville dont il est maire - , mais néanmoins candidat sérieux et brillant, mais plus encore mal-aimé que Sarkozy et qui n'est vrai pas vraiment présidentiable il est vrai, devrait tout de même se satisfaire d'avoir obtenu 0.3% et de terminer dernier, derrière Poisson, un type que personne ne connaissait et que personne n'a envie de connaître. Bref, c'était une soirée amusante.

Mais elle l'était surtout grâce au discours de la dénommée NKM, dont le surnom diminutif fait souvent penser à DSK. NKM en effet, était-elle bourrée ? Elle semblait trop contente d'avoir obtenu 3%, soit 10 fois plus que le pauvre Copé, et ne tenait pas en place, gesticulant derrière son pupitre, répétant sans cesse que c'était une heureuse nouvelle pour la "Nouvelle Droite" sans qu'on comprenne exactement en quoi 3% était une bonne nouvelle, ni en quoi consistait sa "Nouvelle Droite", terme ô combien éloigné chez elle de la Nouvelle Droite des années 70. En fait si quelqu'un a compris son discours, qu'il me fasse signe. NKM semblait fidèle à elle-même : sympa finalement, joyeuse, heureuse et naïve, telle une petite fille de 18 ans, petite bourgeoise de gauche des beaux quartiers des grandes villes, égarée à droite, sautillant après quelques verres dans une "soirée bédo" (les jeunes, ça se dit encore ça?) et qui pense changer le monde avec ... avec quoi ? On se le demande. Bref, NKM n'avait aucun intérêt dans ces primaires si ce n'est de nous faire rire mais si ses 3% l'ont rendus heureuse, on est au moins content pour elle. Espérons pour Fillon qu'il ne la prendra pas pour sa campagne, sauf pour faire la fête, car il pourrait lui en coûter. Ceci étant, on s'en fiche pas mal de Fillon aussi ! Alors qu'il fasse ce qu'il veut, ce sera toujours ça pour se marrer.

Méïr Ronen - Francis-info
21 novembre 2016
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2016-11-15

Despotisme de l'AP et aveuglement de la "communauté internationale" : Mahmoud Abbas gèle les salaires de fonctionnaires proches de Mohamed Dahlan

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Le dictateur de l’entité arabo-palestiniste appelée « Autorité palestinienne » qui contrôle les zones A et B de la Judée Samarie suite aux accords d’Oslo signés avec l'Etat d'Israël, Mahmoud Abbas, aurait supprimé les salaires de 57 fonctionnaires de l’Autorité soupçonnés d’être proches de son rival politique Mahmoud dahlan, selon une information rapportée par Avi Issacharoff sur le site internet Walla.

57 fonctionnaires vivant dans la bande de Gaza seraient concernés par cette mesure politique discriminatoire qui vise à sanctionner et lutter contre le renforcement de Mohamed Dahlan, rival du dictateur Mahmoud Abbas, à la tête de l’ « Autorité palestinienne » depuis la mort du terroriste Yasser Arafat. Alors que Dahlan aurait renforcé dernièrement ses activités dans la bande de Gaza et dans les zones sous occupation de l’ « Autorité palestinienne » avec l’aide de l’Egypte voisine, la mesure du dictateur Abbas, qui aurait pris effet depuis le 1er novembre, intervient peu avant l’ouverture du 7e comité général du Fatah, censé se tenir à la fin du mois.

Les 57 fonctionnaires sont soupçonnés par Abbas de soutenir Mahmoud Dahlan, devenu le plus grand rival d’Abbas depuis son expulsion de Ramallah par ce dernier en janvier 2011. Abbas chercherait par là même à sanctionner le renforcement de Dahlan obtenu avec l’aide de l’Egypte. Selon des proches de Mahmoud Abbas, rapporte le site Walla, le dictateur aurait l’intention de poursuivre sa politique discriminatoire en bloquant les salaires de près de 500 fonctionnaires, tous considérés comme des proches et soutiens de Dahlan.

Dahlan aurait entrepris des contacts avec le Hamas, régnant dans la bande de Gaza, et pourrait répondre par des manifestations dans la bande de Gaza et ailleurs à l’occasion du comité prévu à Gaza pour le 29 novembre, afin de tenter de le délégitimer. La crise s’amplifierait notamment au Fatah depuis que l’Egypte aurait entrepris de renforcer Dahlan au détriment d’Abbas.

Au fond, ces luttes entre clans et tribus arabo-palestinistes n’auraient aucun intérêt si elles n’étaient une illustration de la façon dont se règlent les rivalités politiques au sein de la dictature de la dite « Autorité palestinienne ».  Curieusement pourtant, c’est à elle que la gauche et l’extrême gauche – si prompts à dénoncer toute volonté supposée de pouvoir du Premier ministre israélien -, souhaiteraient remettre les clés d’un 23e Etat arabiste colonialiste. Le caractère dictatorial et non démocratique de la dite « Autorité palestinienne », qui n’est plus à prouver, ne semble pas les déranger lorsqu’ils rencontrent Mahmoud Abbas à Ramallah et soutiennent la création d’un Etat dictatorial sous contrôle de l'AP. Selon la logique racialiste de cette gauche soumise et renonciatrice, seul lui importe de se séparer de la population arabophone de Gaza et de Judée Samarie, peu importe les conséquences pour ces populations, de sorte qu'elle n'ait surtout pas à se salir les mains - ce que demande toujours toute évolution du monde vraiment progressiste-, et afin de pouvoir sauvegarder une petite démocratie toujours plus repliée sur son Etat abri – foyer, dans une logique de ghettoïsation, dont on ne sait où elle s'arrêterait puisque d'autres revendications sur la même logique racialiste ne manquerait alors pas d'émerger en Galilée, dans le Néguev ou ailleurs si la population arabophone en venait à devenir majoritaire dans certaines parties de ces régions. Aussi, même la sauvegarde de cette démocratie du "petit Israël" reste toujours à prouver compte tenu de l’échec que constitue le retrait d’Israël de la bande de Gaza et du danger que constituerait un nouveau retrait  pour la sécurité d’Israël.

Dans ces conditions il est par conséquent difficile de croire que la création d'un 23e Etat arabiste colonialiste en Judée et Samarie, souhaité par la gauche israélienne et la quasi-totalité de la dite "communauté internationale", presque comme un seul homme, serait une avancée pour la démocratie dans le monde, les droits de l'homme (et de la femme), et tout simplement un monde meilleur. Aussi plutôt que de répéter qu'il est "urgent" d'appliquer une "solution à deux Etats", le monde ferait bien de réfléchir à comment éviter de répéter d'autres catastrophes, et d'envisager d'autres solutions sans tabou ni préjugé idéologique.

Méïr Ronen - Francis-info
15 novembre 2016
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2016-11-09

Trump ou le Brexit 2 : le retour du peuple

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Comment rester insensible à ce qui vient de se passer aux Etats-Unis ? Contre toute attente, contre tous les sondages, comme pour le Brexit, l'improbable s'est produit.
La secousse est telle qu'on ne sait où elle commence, et où elle finit. "Tremblement de terre", "Nouvelle ère", les articles rivalisent de termes pour exprimer l'étonnement, la surprise, l'inquiétude - surtout chez les journalistes - mais aussi tout simplement le changement.

"Le changement c'est maintenant" semble beaucoup mieux convenir à Trump qu'à François Hollande.
Nul ne sait aujourd'hui quel changement cela sera, ni même s'il y aura vraiment changement. Après tout, Trump est lui aussi issu de l'élite des grandes villes du nord-est américain, que représentait si bien Clinton ... ou plutôt si mal. Mais Trump a su incarner le ras-le-bol du peuple. Et le peuple a su se réunir autour de lui. On épiloguera des siècles sur ce que signifie "le peuple", on commence déjà - avec une joute parfois méprisante, choquante, fascisante - à comparer Trump dans un véritable amalgame, aux pires hommes de l'histoire, et la situation aux "heures les plus sombres de notre histoire" et autres délires de la presse et de la pensée gauchisante qui nous envahit idéologiquement depuis tant d'années, sans dire son nom.

Les attentes envers Trump sont grandes, très grandes, peut-être plus encore que celles qu'attendaient les électeurs d'Obama à son élection. Et comme son prédécesseur il ne réussira pas partout. Mais il y a trop à dire pour le moment pour concentrer son propos sur un élément en particulier. Espérons simplement que Trump saura faire comme le dit son slogan de campagne : "Make America great again." Soit refaire tout ce qu'Obama a décousu, au nom même d'une idéologie gauchisante, dans sa version américaine, qui a pris le pouvoir politique en 2009, ce qui signifie qu'elle avait déjà conquis maintes sphères de la société, et qui est en grande partie responsable du chaos qui règne dans certaines parties du monde aujourd'hui.

On insistera jamais assez : Trump est la réponse à Obama, un président qui par son pseudo-pacifisme et son refus d'assumer le rôle de fait des Etats-Unis - celui de gendarme du monde et celui de gendarme chez lui aussi en ce qui concerne l'Etat -, qu'on l'apprécie ou non, avec ses fautes et ses erreurs, avec ses stupidités et la défense parfois égoïste de ses intérêts étatiques, a laissé certaines parties du monde - et des Etats-Unis - devenir les victimes de néo-gendarmes régionaux - ou locaux - qui se sont fait un plaisir de remplacer les Etats-Unis là où ils n'avaient plus la volonté d'être.

La victoire de Trump est une trop grande claque à l'establishment - comme le fut le Brexit - pour pouvoir l'analyser à chaud et en déceler toutes les implications. Mais il n'y a guère que les véritables conservateurs, ceux qui militaient ou soutenaient Hilary clinton, qui sont contre essayer de changer ce qui ne va pas, et parfois même reconnaître ce qui ne va pas. Il faut saluer les américains - comme les Britanniques -, qui montrent à nouveau l'exemple, pour avoir eu le cran de choisir le changement, et l'inconnu parfois. Pour ne pas justement avoir "cédé à la peur" pour retourner ce terme si souvent utilisé par les tenants de l'establishment bobo-gaucho-dominateur qui sont en fait ceux qui veulent faire peur, en prétendant qu'en dehors de leur système, c'est le chaos (comme ils l'ont fait sur le vote pour le Brexit).

Les peuples semblent se réveiller, au moins partiellement, pas toujours de la meilleure façon mais peu importe - seul importe pour le moment qu'ils se réveillent -  et plusieurs peuples, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Israël, en Inde, et d'autres, entendent dire aux systèmes, politiques, médiatiques et d'une partie de l'élite, systèmes dont ils n'acceptent pas certains points pour le moins, qu'une nouvelle ère a commencé : une ère où ils entendent reprendre le pouvoir.

A suivre.

Méïr Ronen - Francis-info
9 novembre 2016


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2016-11-05

Israël : Yesh Atid deviendra-t-il la nouvelle gauche ?

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Malgré la dernière controverse autour de la volonté du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de fermer l'ancienne Autorité publique de radiodiffusion, IBA, et finalement de fermer également la nouvelle Corporation publique, IPBC, censée remplacer la précédente et en corriger les défauts, le Likoud, si des élections avaient lieu aujourd'hui, resterait le premier parti d'Israël et conserverait probablement le pouvoir, malgré une petite baisse.

En effet, selon un sondage publié vendredi 4 novembre 2016 sur Radio Israel par Rafi Smith, le Likoud obtiendrait 26 mandats sur 120, soit une baisse de 4 points toutefois, devant Yesh Atid, le parti du centriste Yaïr Lapid qui passerait quant à lui à 21 mandats, au lieu des 11 qu'il détient actuellement. Selon ce sondage, le parti de Moshe Kahlom, Koulanou, perdrait 3 sièges, passant de 10 à 7, le parti Habayit Hayehoudi de Naftali Bennett, membre de la coalition actuelle, renforcerait sa position avec 12 mandats au lieu de huit et reviendrait ainsi à sa force de 2013, et le partiYisrael Beitenou du ministre actuel de la défense, Avigdor Liberman, passerait quant à lui de 6 à 8 mandats. Les partis ultra-orthodoxes, sépharade Shass, et ashkénaze Yaadout Hatorah, conserveraient eux, leur force actuelle, respectivement 7 et 7 mandats. La coalition actuelle obtiendrait donc un total de 67 mandats, soit un de plus qu'actuellement - suite au départ d'Orly Lévy Abecassis d'Yisrael Beitenou lors de son entrée au gouvernement il y a quelques mois. En somme, pas beaucoup de changement, si ce n'est une coalition où Bennett et Liberman auraient un peu plus de poids. Il s'agirait tout au plus néanmoins d'une forme de récupération des électeurs que ces partis ont perdu au profit du Likoud lors de la dernière campagne de 2015, en raison d'une polarisation des élections en affrontement entre deux camps : le Likoud et l'Union sioniste (l'alliance entre le Parti travailliste et l'ancien Hatnoua de Tsipi Livni), où le Likoud a réussi au dernier moment à convaincre les électeurs de droite de procéder à ce qu'on appellerait en France un "vote utile" afin de renforcer Netanyahou sous le feu des critiques de la gauche, bien qu'en vérité le système à la proportionnelle intégrale en Israël ne le justifiait pas.

Le vrai changement confirmé par ce sondage et qui se dessinait déjà dans les nombreux sondages des derniers mois - dans l'un d'entre eux Yesh Atid passait même devant le Likoud - est le remplacement de la force du Parti travailliste ou Union sioniste par celle du parti de Yaïr Lapid, Yesh Atid. L'Union sioniste en effet, s'écroulerait jusqu'à 13 mandats, au lieu des 24 actuels, soit aussi bas qu'en 2013, sous le leadership de Shelly Yachimovitch. A la différence qu'à l'époque, le PT était seul, alors qu'il s'agit ici d'un total de 13 en comptant son alliance avec Tsipi Livni, dont le parti Hatnoua s'est en fait décomposé de lui-même.

Cette réorientation de l'échiquier politique ferait ainsi, de fait, du parti centriste Yesh Atid, la nouvelle gauche. Yesh Atid récupérerait les voix du centre gauche et ne laisserait plus au PT que son aile gauche, le rapprochant toujours plus du parti Meretz, qui conserverait quant à lui ses 6 sièges, et qui constitue aujourd'hui le fer de lance de la gauche gauchisante héritière des conceptions "droits de l'hommistes" et "soixante-huitardes" (comme on dirait en France) de la démocratie contemporaine.

La montée de Yesh Atid aux dépens de l'Union sioniste aurait pour avantage d'un point de vue israélien de faire reculer encore un peu plus du pouvoir législatif l'esprit gauchisant qui, comme ailleurs, en particulier en Europe occidentale, pourrit toute réflexion et évolution de la démocratie moderne vers un régime plus intelligent et efficace. Rien ne changerait bien évidemment quant à la force de l'esprit gauchisant au sein du pouvoir judiciaire et du pouvoir médiatique, même si on peut néanmoins espérer que les relations fortes de Yaïr Lapid avec les médias israéliens (c'est un ancien journaliste) pourraient avoir une légère influence. Aucun changement ne serait à attendre néanmoins du point de vue de la division en Israël entre droite et gauche, cet héritage certes intéressant légué par la Révolution française à la plupart des démocraties, mais qui dans le cas présent, empêche toute réforme séculaire ou laïque en Israël. Il faudrait en effet pour cela une alliance entre cette nouvelle gauche de Lapid et la droite du Likoud pour écarter les partis ultra-orthodoxes de la coalition et éviter leur chantage aux voix, comme ce fut le cas en 2013 pendant un laps de temps trop court de deux ans, pour finalement échouer. Aucun changement ne serait encore probablement à attendre du point de vue de la division entre dits 'pragmatiques' et dits 'idéalistes' quant à la question de la libération du peuple hébreu de la colonisation arabo-islamo-palestiniste. Il est en effet légitime de penser que Yaïr Lapid, malgré une plateforme politique qui envisage de conserver dans tout accord l'intégrité de Jérusalem et la souveraineté israélienne sur les villes qui peuplent sa banlieue et périphérie (comme Maale Adoumim), prendrait aisément le relais de la gauche gauchisante dans son approche 'pragmatique' du conflit sionisto-arabo palestiniste, qui, dit en d'autres termes, consiste à être prêt à renoncer à ses idéaux et l'essence de sa patrie pour obtenir soutiens américains et européens et chercher à conclure un 'accord de paix' (en fait une disparition d'Israël à moyen ou long terme par la 'paix') avec le régime autoritaire colonialiste de la dénommée "Autorité palestinienne" du dictateur Mahmoud Abbas, successeur de feu terroriste Yasser Arafat. Ce qui signifie entre autres qu'on ne peut pas faire confiance aux 'pragmatiques' qui pullulent à gauche et au centre mais qui existent également à droite, pour ne pas finir par faire cadeau aux colonialistes arabo-islamo-palestinistes de territoires historiquement hébreux et qui constituent aujourd'hui encore le centre de la vie d'Israël.

Cette évolution reste néanmoins intéressante si on la compare à ce qui se passe dans certains pays d'Europe occidentale et notamment en France, avec une très probable réorientation de l'échiquier politique et la fin du "mouvement sinistrogyre" décrit notamment par le politologue Guillaume Bernard dans ses articles de 2012-2013 et détaillé dans son dernier livre (voir ici la critique d'Eric Zemmour dans Le Figaro), concept qui explique que depuis la Révolution française, l'échiquier politique se déplace sans cesse vers la gauche avec la création d'un nouveau parti toujours plus à gauche - jusqu'à aujourd'hui, ou plus exactement la fin de la guerre froide. En Israël aussi par conséquent, on observerait une réorientation vers la droite avec l'effacement progressif de la gauche travailliste héritée des mouvements "réformo-marxismes" (ceux qui ont renoncé à la révolution pour passer au réformisme sans toutefois balayer entièrement leur héritage marxiste puis gauchiste). 

Notons toutefois qu'on ne constate pas de création de nouveau parti de droite en Israël, qui déborderait le Likoud, Yisrael Beitenou ou Habayit Hayehoudi sur leur droite. Un parti comme le Ihoud Haleoumi n'existe plus à part entière et trouve ses restes au sein du parti de Naftali Bennett. Quant au parti Otsma Leisrael du professeur Arié Eldad et de Michaël Ben Ari, il n'a pas atteint le seuil de représentation à la Knesset en 2013. Le même destin toucha le parti Yahad- Haam Itanou de l'ancien ministre de l'intérieur Elie Yishaï après sa scission du Shass et son alliance avec le sioniste religieux Yoni Chetboun ainsi qu'avec le Kahaniste Barouch Marzel qui constituait une tentative de donner une représentation politique au mouvement socio-idéologique communément décrit aujourd'hui comme Hardali (mélange de Haredim, ou ultra-orthodoxes, et religieux sionistes), qui manqua de peu le seuil électoral. On note toutefois un renforcement durable de la droite sous toutes ses formes avec des partis historiques représentant certains mouvements (sionistes religieux, voire ultra-orthodoxes, sépharades en particulier) qui s'ancrent à droite et qui débordent d'une certaine façon le Likoud sur sa droite. Mais ce phénomène ne date pas de 2016-2017.
De même, pour revenir à l'exemple français, les partis qui naissent à droite du FN n'ont pas encore fait leur preuve électorale et ne restent que des épi-phénomènes. On note même une volonté de normalisation de la part du FN, historiquement né à l'extrême droite, une volonté de recentrage, et donc un déplacement vers la gauche.

On constate surtout une disparition progressive de la gauche socialiste et travailliste issue des luttes du XXe siècle et qui reste encore en partie, ancrée dans les luttes d'hier et des idées d'avant-hier. C'est en effet ce qui pourrait se produire en 2017 en France et actuellement en Israël en cas d'élections anticipées.

Mais à y regarder de plus près, le phénomène n'en est pas tout à fait à son même niveau dans les deux pays. Cette réorientation est plus ancienne en Israël, un pays qui a basculé plus rapidement dans le 21e siècle avec la fin officielle du marxisme à gauche, puis de ses dérives sociales démocrates et libéralo-marxisantes pour ne garder qu'une forme de libéralisme social. Et ce nouveau basculement de l'échiquier politique qui met fin au "mouvement sinistrogyre" trouve son origine la plus claire (on peut toujours l'estimer plus précoce encore), au moins dans la création de Kadima par Ariel Sharon en 2005, qui avait balayé le Parti travailliste aux élections et était devenu, là aussi de fait, la nouvelle gauche. A ceci près que l'essai, transformé aux élections de 2005, avait débouché quelques années plus tard sur un échec, et un retour des partis historiques du 20e siècle, comme le PT. Reste à savoir par conséquent si la même chose se produira à terme pour Yesh Atid, qui n'aura été alors qu'un phénomène éphémère, incapable de balayer la gauche travailliste, trop ancrée dans les mentalités pour mourir définitivement, ou s'il saura devenir pour longtemps ... la nouvelle gauche. 

Méïr Ronen - Francis-info


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2016-11-04

Ce qu'est la "République du respect" de Juppé

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Le 3 novembre, on pouvait lire en page 4 de l'édition papier du Figaro : "A Argenteuil Juppé prône une "République du respect".
Ah le respect. Quels souvenirs. Vraiment. Voilà qui nous replonge dans les années 95 - 2000. Justement lorsque Juppé était premier ministre de Jacques Chirac, avant d'être remplacé par la gauche de Lionel Jospin en 1997.
Juppé s'y connaît donc en respect.

Le respect était en effet "respecté" à l'époque. On pouvait chanter "Respect" sur un air funky et entraînant du groupe Alliance ethnik, et les pouvoirs publics avaient lancé des campagnes d'enseignement du respect partout en France : sur les affiches d'autobus, à la télévision, la radio ... pas encore internet, à l'époque.



Et quelle réussite, c'est certain. Les "racailles", "sauvageons", racketteurs, délinquants, voyous et brûleurs de voitures de banlieue à qui on enseignait qu'il fallait "respecter" les femmes et son prochain, ont en effet bien compris la leçon de Juppé et de la gauche.

La preuve, certains quartiers sont devenus incontrôlables, les délinquants font tourner la drogue à leur guise, on ne brûle plus seulement les voitures vides mais aussi les flics qui sont dedans - ben oui que faisaient-ils dans le quartier, c'est de la provoc'-, les voyous ont débordé de leur quartier et souvent même, ont troqué leur vieille casquette Lacoste et vieux blouson en cuir de racaille raciste anti-occidentale et antisémite, pour la bonne djellabah des racistes islamistes, djihadistes et autres 'daeshistes' - et les filles ont appris le respect sous leur voile, tchador, burka ou niqab. La "République du respect" quoi! Comme dit Juppé.

Mais pour bien comprendre Juppé, il faut aussi continuer notre lecture du Figaro du 3 novembre, avec pour sous-titre de l'article : "Le maire de Bordeaux s'apprête à recevoir le soutien de Claude Chirac et de son mari". Voilà donc la partie manquante du puzzle . Les Chirac pardi ! Le vieux en particulier. Le mentor de Juppé, celui qu'il a servi pendant deux ans, et son autre ami de trente ans. Le président qui présentait bien mais ne faisait rien, sauf tout pour que les choses n'explosent pas sous son mandat afin qu'on ne puisse pas dire que c'est de sa faute (il a fallu Sarkozy comme ministre de l'intérieur pour venir un peu le déranger), ce président normal en fin de compte - tiens ça fait penser à quelqu'un, quelqu'un que Chirac avait même préféré soutenir en 2012 (plutôt que Sarkozy). Le président qui ne sert à rien, surtout pas à résoudre les problèmes des Français. Le président du respect, celui dont Juppé est clairement l'héritier, politiquement et idéologiquement.

On sait au moins à quoi s'attendre si Juppé est élu. On ne pourra pas dire que l'on ne savait pas. Si c'est le choix des Français...

Méïr Ronen - Francis-info

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2016-11-03

Le Figaro fait à nouveau très fort

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Dafna Méïr
Décidément Le Figaro excelle en "titres" lorsqu'il publie sur son site des articles AFP pour tout ce qui concerne Israël.

En seulement 4 jours, deux articles sans grand intérêt ont eu l'honneur de salir Israël comme il se doit, en le faisant passer pour un vilain Etat méchant qui tue et qui emprisonne. Pour changer. Un vilain Etat "sécuritaire", quoi!
C'est à se demander comment un quotidien qui reste encore le moins pitoyable de la presse française aujourd'hui, et qui accueille encore de grands journalistes et analystes, devient si nul et si orienté dès qu'il s'agit Israël. Alors même qu'on peut penser qu'une partie non négligeable voire importante de son électorat, est peut-être pro-israélienne. Passons.

Le 30 octobre dernier en effet, le Figaro titrait pour introduire un article de l'Agence France presse, donc écrit par des journalistes de l'AFP, et non des journalistes du Figaro : "Cisjordanie : un Palestinien abattu". Or comme chacun sait, les titres sont le plus souvent modifiés par les rédactions qui tentent par là même, de ne pas trop montrer ostensiblement qu'il s'agit là d'un vulgaire copié/collé d'un article d'agence de presse, même si la déontologie, et peut-être aussi leur contrat, les oblige toutefois à indiquer sous le titre que cet article provient de l'AFP, ou comme cela se fait parfois lorsqu'on a retouché quelques mots, à écrire "Avec AFP". 
On peut se demander toutefois si le "journaliste" qui a retouché le titre de l'AFP a bien lu l'article qui suivait (ce qui n'est pas toujours le cas dans les rédactions). Car le titre d'origine - celui de l'AFP - était : "Cisjordanie occupée : un Palestinien blesse trois soldats israéliens puis est abattu." On pourrait écrire des pages et des pages sur la subjectivité, pour ne pas dire la fausseté et l'escroquerie intellectuelle que constitue ce titre, celui de l'AFP, pour l'usage des termes "Cisjordanie occupée", "Palestinien" ou encore pour le manque de détails importants en l'espèce : les soldats ont été blessés par balles, et le tireur n'était autre qu'un agent de sécurité de l'AP, la "sacro-sainte" Autorité palestinienne" dirigée par Mahmoud Abbas, le plus souvent encensé par la presse française, malgré, là encore, les pages qu'on pourrait écrire sur le racisme, antisémitisme et conception archaïque du monde d'un tel homme. Là encore, oui là encore, passons. Ce serait trop long en effet de développer en un seul article, et même en plusieurs, même une thèse serait peut-être insuffisante, les raisons de la présentation biaisée des conflits qui touchent à l'Etat d'Israël. Nous ne pourrons que renvoyer au fil du temps à d'autres articles et auteurs de grande rigueur, indépendance et honnêteté intellectuelle.

Revenons donc au Figaro, qui, il faut bien le dire, décroche la Palme d'or avec son titre : "Un palestinien abattu". Le titre est court et simple, il est tranchant et le journaliste web qui l'a modifié, simplifié, depuis la version plus longue de l'AFP, estime sans doute avoir fait du bon travail. Sait-on jamais. On ne saura donc pas les circonstances de la mort de cette personne : un terroriste armé d'une kalachnikov, son arme de service, agent travaillant pour l' "Autorité palestinienne", organisation dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'est ni démocratique, ni libérale, ni moderne ou simplement 'éclairée', agent qui a tiré sur des soldats israéliens à leur poste, un contrôle près de la petite ville de Beth El, provoquant la réplique des soldats. Et c'est ainsi donc, qu'il a été abattu. Fin de l'histoire.

Mais cette affaire de titre ne serait qu'anecdotique si ces réécritures biaisées n'étaient répétitives et constantes. Il n'a fallu que trois jours en effet - sans doute moins s'il y avait eu plus d'actualité sanglante, mince alors! - pour remettre le paquet. Le 2 novembre en effet, le Figaro a titré cette fois-ci : "Un Palestinien mineur condamné à perpétuité". Voilà comment, grâce au Figaro, on peut librement avoir bonne conscience en se disant que les Israéliens sont de bons salauds, que cet Etat est vraiment fasciste et "sécuritaire", et raciste surtout, et qu'en plus il met des mineurs en prison. Ce qui sans doute, choque la bonne conscience occidentale et son prêt à penser. Le Figaro nous permet ainsi grâce à son titre de survoler l'article pour mieux renforcer nos convictions anti-israéliennes, antisionistes, antisémites. Merci Le Figaro pour ce raccourci intellectuel et journalistique. Car là encore, le titre de l'AFP était un peu plus long, et, là encore malgré ses nombreuses imperfections qu'il serait trop long de rappeler ici - et je ne parle même pas du contenu de l'article qui feraient hérisser les poils d'un imberbe -, avait au moins le mérite d'écrire : " [...] condamné à la perpétuité pour le meurtre d'une Israélienne". Ah quand même! On ne l'a pas mis en prison pour rien apparemment ce charmant jeune homme. Quiconque a suivi l'affaire Dafna Méïr saura même - ne comptez pas sur l'article du Figaro-AFP pour vous le dire, il est suffisamment bref pour ne rien dire si ce n'est qu'il faut penser que les Israéliens sont de vilains bonshommes - qu'il a assassiné une mère de famille chez elle à Otniel, après s'être introduit dans sa maison, et que ce "mineur" lui a planté un couteau dans le ventre. Quiconque a suivi cette horrible affaire sait aussi que Dafna Méïr, une femme exemplaire dans sa vie, aura jusqu'au bout protégé ses six enfants en gardant le couteau dans son corps pendant son combat avec le "mineur" terroriste, pour éviter qu'il le reprenne afin de tuer, après elle, ses enfants ... tous mineurs eux aussi.
Ni l'AFP ni le Figaro ne tenteront de chercher à savoir comment la société arabo-musulmane - pas seulement dans sa lutte contre les vilains juifs 'sionistes', ou pas d'ailleurs -  a réussi à créer des mineurs si barbares et sanguinaires, capables de commettre de telles atrocités dignes des pires régimes totalitaires, voire pire quand on sait que ces actes sont commis par des mineurs. Ils préfèreront évidemment souligner qu'Israël condamne des "mineurs" - euphémisme pour un assassin de la sorte - à la perpétuité, et dans le cas du Figaro en supprimant même du titre la raison de cette condamnation.

Mais ce n'est qu'un titre me direz-vous ... sauf que j'aurais encore plus à dire sur le contenu de l'article - de la responsabilité de l'AFP.
Reste aussi qu'il est légitime de penser que cela se produit trop souvent pour penser qu'il n'existe pas de parti pris foncièrement hostile à Israël, ou tout du moins un sérieux problème de rédaction des titres, qu'il serait urgent de résoudre si on veut encore pouvoir prétendre que le journalisme est un métier sérieux.

Méïr Ronen - Francis-info

L'époux de Dafna Méïr et ses enfants, à son enterrement
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2014-11-23

Opening Ceremony et Intel dévoilent les capacités de MICA, « My Intelligent Communication Accessory »

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INFORMATIONS PRINCIPALES
§  MICA, « My Intelligent Communication Accessory », conçu par Opening Ceremony et Intel, connecte les femmes à l'avant-garde de la mode, leur donnant accès à leurs SMS, aux notifications Google™ et Facebook, et à des recommandations localisées propulsées par Yelp* et TomTom*.
§  Ce bracelet intelligent, en peau de serpent Ayers et pierres précieuses, sera commercialisé pour 495 $, incluant deux ans d'abonnement data AT&T* offerts par Intel.
§  MICA sera disponible début décembre aux Etats-Unis, exclusivement auprès des boutiques Opening Ceremony New-York et Los Angeles, dans un certain nombre de magasins Barneys New York, et en ligne sur OpeningCeremony.us et Barneys.com.



Opening Ceremony et Intel ont dévoilé les fonctionnalités complètes de MICA, « My Intelligent Communication Accessory », l'accessoire de luxe intelligent qui redéfinit le concept de technologie wearable. MICA est un magnifique bracelet intelligent qui offre aux femmes connectées l'accès à leurs SMS, à Yelp, Gmail™, Facebook, et Google Agenda™, à travers des notifications discrètes accessibles directement sur leur poignet.

Cet accessoire de communication féminin sera disponible début décembre aux Etats-Unis, exclusivement auprès des boutiques Opening Ceremony New-York et Los Angeles, de certains magasin Barneys New York, et en ligne sur Openingceremony.us et Barneys.com.

« Notre collaboration avec Opening Ceremony et le lancement de ce bijou connecté font entrer la technologie wearable dans le monde des accessoires de mode, et soulignent l'importance de l'esthétique et de la fonctionnalité », déclare Ayse Ildeniz, vice-présidente et directrice générale développement et stratégie, New Devices Group, Intel Corporation. « MICA incarne la philosophie d'Intel en démontrant que la technologie peut compléter la bijouterie, et rendre le wearable à la fois attrayant, fluide et productif. »

« Les femmes d'aujourd'hui tiennent à l'exclusivité de leurs accessoires, et MICA incarne cette volonté par son aspect unique », déclare Humberto Leon, cofondateur et directeur créatif d'Opening Ceremony. « Le monde des wearables constitue une catégorie en rapide expansion. Il est très excitant pour nous de pouvoir nous y impliquer en faisant converger mode et technologie à travers cette collaboration avec Intel. »

« La technologie mobile guide tout ce que nous faisons. Pour beaucoup de consommateurs, le problème des technologies wearable tient au fait que les équipements sont souvent peu attrayants, et parfois même assez encombrants », déclare Daniella Vitale, directrice des opérations et vice-présidente exécutive, Barneys New York. « Carol et Humberto, qui ont fondé Opening Ceremony, et Intel ont eu l'intuition de créer un objet à la fois fonctionnel, esthétiquement plaisant et chic. Nous sommes ravis d'être pionniers sur ce segment qui reflète pleinement la stratégie de Barneys: proposer des produits uniques, exclusifs et esthétiques »

« MICA est une véritable extension du smartphone de l'utilisatrice, parfaitement adaptée à tous les moments où il n'est pas pratique d'emporter son téléphone avec soi », déclare Chris Penrose, vice-président chargé des solutions Internet des Objets, AT&T. « Cet objet permet aux utilisatrices de recevoir leurs SMS et leurs e-mails, et donc de rester connectées en portant un bijou élégant adapté à presque toutes les occasions. »

CARACTERISTIQUES PRODUITS PRINCIPALES
S'inspirant de recherches menées auprès de la communauté Opening Ceremony et d'acteurs industriels influents, Opening Ceremony et Intel ont développé le concept et les fonctionnalités du bracelet MICA pour les femmes qui désirent garder une connexion sociale dans tous leurs mouvements, tout en restant à la pointe de la mode. Grâce à son écran tactile en verre de saphir, les utilisatrices peuvent accéder facilement à leurs contenus. Les alertes par vibration, la liste de contact VIP, et les réponses rapides personnalisables permettent à l'utilisatrice d'accéder à ses contacts directement sur son poignet, sans avoir besoin de fouiller dans son sac à main ou d'interrompre une réunion.

·        Messagerie : MICA permet d'accéder aux SMS et à un certain nombre de notifications tels que les mails des « contacts importants » désignés comme tels dans Gmail. Les utilisatrices peuvent passer les notifications, ou envoyer des réponses rapides préalablement choisies.

§  Agenda et notifications d'événement : MICA affiche Google Agenda et les notifications d'événements Facebook, permettant à l'utilisatrice d'accepter ou de rejeter des rendez-vous.

§  Concierge personnel : MICA offre les rappels intelligents « Time to Go », proposés par TomTom et Intel, qui se règlent automatiquement en fonction de la localisation pour prendre en compte le temps trajet nécessaire jusqu'au prochain rendez-vous. MICA offre également l'accès à la recherche localisée Yelp, qui inclut des évaluations et critiques. Les utilisatrices de MICA peuvent ainsi utiliser Yelp pour localiser des restaurants, boutiques, ou d'autres entreprises.

§  Priorité des notifications : Les utilisatrices peuvent construire une liste de contacts « VIP », qui filtre les notifications et les SMS, et être prévenues discrètement par une vibration des nouvelles alertes.

§  Design : Sublimant l'apparence des équipements traditionnels, le design de pointe de MICA intègre des finitions parfaites et un placage or 18 carats, avec un écran tactile courbe en verre de saphir. L'un des styles inclut une peau de serpent d'eau noire, des perles de Chine, et des lapis de Madagascar, tandis que l'autre offre une peau de serpent d'eau blanche, un œil de tigre d'Afrique du Sud, et une obsidienne de Russie.

§  Configuration et sécurité : Le bracelet permet l'accès et le verrouillage à distance, et propose la capacité de localiser l'équipement, et de le configurer via un portail web.

§  Service de données AT&T prépayé par Intel : MICA est connecté par AT&T, et inclut un abonnement data de deux ans fourni par Intel dans le prix du bracelet.



Prix, disponibilité, et informations additionnelles
§  Autonomie jusqu'à deux jours
§  Chargement par micro-USB

§  Disponible à la vente aux Etats-Unis uniquement, pour le prix de 495 $.
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Samsung Galaxy Note Edge : un écran incurvé pour une expérience unique

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Avec le Galaxy Note Edge, Samsung va encore plus loin en proposant une nouvelle expérience visuelle  avec un Smartphone au design unique.



Paris, le 18 novembre 2014 - Samsung Electronics présente le dernier né de sa gamme Note : le Galaxy Note Edge. Avec son écran incurvé, Samsung repousse les limites de l’innovation en offrant aux utilisateurs une expérience sans précédent.

Le design sous un nouvel angle
L’expérience utilisateur a favorisé la naissance d’un produit unique et innovant, le Galaxy Note Edge. Avec ce nouveau Smartphone de la gamme, l’expérience Galaxy Note va encore plus loin. L’écran incurvé offre la possibilité aux utilisateurs d’accéder à l’information autrement, de communiquer et d’exprimer leur personnalité et leurs goûts différemment.

Une nouvelle façon d’accéder à l’information
Son écran incurvé multifonction permet d’accéder rapidement aux applications les plus fréquemment utilisées :
-          Une large palette d’outils est facilement accessible sur la tranche droite du téléphone (décimètre, chronomètre, minuteur, lampe torche, enregistreur vocal, alarme…)
-          Pour rester connecté à tout instant, les notifications n’interrompent pas les tâches (vidéo, internet…)
-          Il est également possible de recevoir les dernières informations grâce au fils live (bourse, sport, actualités, Twitter…).
Enfin, l’écran se personnalise selon ses goûts pour rendre chaque Smartphone vraiment unique.

A la pointe de la performance
La résolution Super AMOLED QHD offre des images 25 % plus nettes que le Full HD. Alliée à un grand écran de 5,6 pouces au design incurvé, cette résolution permet de vivre une expérience visuelle immersive unique.

Compatible 4G+ (4G cat. 6), le Galaxy Note Edge répond aux besoins des utilisateurs les plus exigeants en matière de connectivité. Avec des débits de 300/50Mbps*, la 4G+ est deux fois plus rapide que la 4G (cat.4).

La fonction Charge rapide (50 % de la batterie chargée en 30 mn) et le mode Ultra Economie d’Energie (l’écran bascule en noir et blanc et permet d’accéder aux fonctions de base de l’appareil) permettent à l’utilisateur d’optimiser l’autonomie de son Smartphone.

Le meilleur du Galaxy Note 4
Le Galaxy Note Edge dispose un appareil photo de 16 mégapixels doté d'un stabilisateur optique d’images (OIS). La camera frontale de 3,7 mégapixels assure un angle de prise de vue de 90° jusqu’à 120° en mode panorama offrant à l'utilisateur les conditions idéales pour des « selfies » grand angle. L’ouverture focale f/1,9 permet d’obtenir des images plus lumineuses.

Le stylet S Pen, avec ses différents niveaux de pression (2048), procure une sensation qui se rapproche au plus près d’une écriture manuscrite. D’un simple clic, le mode sélection intelligente permet de sélectionner n’importe quel contenu et de le transférer rapidement. Le mode souris, activé par un appui long sur le bouton du S Pen, autorise le surlignage et la sélection rapide des textes et images.
* Réseau disponible en fonction de l’opérateur mobile

Le Galaxy Note Edge  sera disponible courant décembre en noir et en blanc
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